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Enigme du 2 novembre 2014

En 1999, pendant des fouilles archéologiques préventives sous le Palais de Justice, des archéologues ont trouvé un tas d’os qui datait plus des années 70 que du temps des comtes de Toulouse. Une enquête a été ouverte, d’autant que, vu le bâtiment qui couvre la crypte, ça faisait mauvais genre… Mais face à la pile de dossiers des homicides de l’année, le dossier de l’inconnu de la crypte ne pesait pas bien lourd. Les mois ont passé et le dossier a été enterré, jusqu’à ce qu’un inspecteur stagiaire le ressorte du tas et s’y intéresse à nouveau. Sa curiosité l’a fait contacter Michel F. pour ses connaissances historiques sur Toulouse et sa patience pour décortiquer les faits divers dans les archives de la presse locale. Selon l’avis médico-légal, l’objectif était de retrouver la trace de disparitions d’hommes âgés de 35 à 45 ans, entre le mois de novembre 1978 et celui de mars 1979. Face au volume des documents à zieuter, Michel a fait appel à mon aide pour accélérer les recherches. Après quelques centaines de microfilms, on a remarqué 3 disparitions notables : une femme, un gamin et un vieillard. Autant dire personne selon les critères de notre squelette ! Mais ces mois étaient aussi marqués par l’amorce d’un scandale politique, annoncé puis alimenté pendant près de 5 mois avant qu’il ne retombe du jour au lendemain, faute, semblait-il, de nouvel  article d’un certain Jean-Luc D.-C., pigiste à la Dépêche du Midi pour la rubrique  politique. D’un regard, on a compris avec Michel qu’on était sur la même longueur d’onde… Et vous ? Savez-vous dans quel bâtiment pointait D.-C. avant de se faire dézinguer ?

Solution

 

Il s’agissait de l’ancien hall de la Dépêche du midi. En effet, en 1978, les bureaux de la Dépêche du midi n’avaient pas encore déménagé. Ils se situaient donc au 42 bis rue Alsace Lorraine.

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Enigme du 5 octobre 2014

Un jour d’octobre 2002, une de mes connaissances de la Police avait été mise en contact avec la MIVILUDES. Cette agence de lutte contre les sectes essayait de remonter une filière vraiment pas clean spécialisée dans le détournement de biens publics. Trop occupé, mon pote avait redirigé les experts de l’agence vers mes services.
Ils avaient eu connaissance d’une lettre qui indiquait qu’un bien allait être cédé à cette secte d’ici dimanche. Ils devaient à tout prix empêcher cette transaction avant qu’il ne soit trop tard ! Mais ils ne connaissaient pas assez Toulouse pour découvrir le lieu.
Voilà le seul indice dont ils disposaient :

«Ô grand sage cosmique,
Je vous renouvelle toute ma ferveur en ces temps difficiles.
Je sais tout ce que vous m’apportez et souhaite vous donner bien plus encore. Je suis prête à tout pour vous prouver mon respect et mon enthousiasme. C’est ainsi que je vous confirme ma détermination pour passer outre mes prérogatives de doyenne et vous offrir le château où mes collègues et moi-même travaillons quotidiennement pour l’avenir des générations futures. Notre bien-être à tous est primordial même si mes collègues n’en ont pas encore conscience : vous pourrez donc bénir ce lieu où bouillonne le savoir des arts et des lettres, dès dimanche et l’utiliser immédiatement en tant que cercle d’invocation magique pour notre protection. J’irai jusqu’au bout pour vous prouver ma volonté céleste supérieure. »

Grâce à cette lettre, j’ai guidé les enquêteurs jusqu’au lieu et permis à la MIVILUDES de mettre fin aux activités de la secte dans le secteur toulousain. Et vous, auriez-vous découvert le lieu public qui a failli finir entre des mains malveillantes ?

Solution

Il s’agissait du château de l’université du Mirail. La lettre suggère une personne travaillant dans l’enseignement (doyenne, avenir des générations futures, lieu où bouillonne le savoir des arts et des lettres), et visiblement quelqu’un de plutôt haut placé pour se permettre « d’offrir » un château public. La ville de Toulouse comporte de nombreux châteaux, mais très peu sont associés à un lieu d’enseignement. Il y a bien l’école élémentaire du château de l’Hers, mais il s’agit juste d’un nom, il n’y a pas là bas de château. Il reste donc le château du campus du Mirail : siège d’une partie de l’administration de la faculté, il correspond parfaitement au « lieu où bouillonne le savoir des arts et des lettres ». La doyenne de l’université s’est donc visiblement laissée aller à croire aux chimères de la secte, et était prête à fournir l’accès à ce lieu pour des cérémonies plutôt louches…
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Enigme du 7 septembre 2014

Je sais pas si vous vous souvenez de Michel F., mon mentor. Je vous ai raconté mon épreuve pour mériter son attention en avril dernier. L’histoire se passait en 84, et pour moi c’est comme si c’était hier ! Passé ce jour, il m’accorda son attention et me fit un peu bosser en me lançant des défis, souvent issus de cas qu’il avait lui-même débrouillés. Mais ce qu’il voulait surtout, c’est que je connaisse parfaitement la ville, ses recoins, ses détails. Je me souviens de quelques-uns de ces défis qui sont devenus, avec le temps, de vraies manies. Et plus ça allait, plus le temps qui m’était imparti était court ! Il me laissait ses directives sur mon répondeur ou sur un billet glissé sous ma porte pour que je dégote le lieu du rencard. En faisant du ménage ces derniers jours, j’ai retrouvé l’un de ces billets. En voici la copie :

« Sam,
Trouvez où une recluse de 1806 rencontre un ancien syndicaliste CGT de 1906 et un instituteur de 1910. Au centre de ce trio, vous pourrez admirer être vantées les prouesses de l’aéronautique au service du froid, l’aéropostale, Toulouse en général, mais aussi 70 ans d’aviation paloise ! Attendez-moi à l’entrée de ce bâtiment à 14h. »

J’étais fortiche, mais j’ai quand même dû courir pour ne pas arriver à la bourre. Et vous, seriez-vous arrivés devant le bon bâtiment ?

Solution

2014_09_07_Centre_de_l_afficheLa rue Réclusane (nommée ainsi en 1806) croise l’allée Charles de Fitte (nommée ainsi en 1906) et la rue Jacques Darré (nommée ainsi en 1910), dans le quartier St Cyprien. Entre ces trois rues se tient un ensemble de bâtiments et une cour. C’est le Centre de l’Affiche qui propose de  revoir l’œuvre de Jacques Auriac, célèbre affichiste qui a donné son nom au parvis devant le Centre et qui réalisa des affiches pour Frigeavia, l’aéropostale, Toulouse et l’expo des 70 ans de l’aviation à Pau.

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Enigme du 3 août 2014

Le 30 avril dernier, le buraliste de la place de la Concorde a été surpris par un automobiliste qui s’est arrêté, avec une musique à fond pas banale :

Descendu de sa voiture, il a déposé une gerbe de fleurs sur un côté de la statue, avec un bandeau qui disait :

« companha, companh,
Ce ne serait pas salir l’honneur de lo pichon taure que de faire revivre la gloire de ce qui a uni Tolosa pendant des décennies.
Rejoignons-nous, le jour anniversaire, là où tout a commencé afin de célébrer à nouveau la première.
Pour la concorde et la gloire de Tolosa,
Les amoureux de Toulouse »

Et vous, auriez-vous réussi à trouver leur lieu de rendez-vous ?

Solution

2014_08_03_Théâtre-Capitole

Le « pichon taure » signifie « petit taureau » en occitan, qui est le surnom de Claude Nougaro. Ce qui a uni Toulouse pendant des années, c’ est son hymne, qui a inspiré Claude Nougaro pour sa chanson « Toulouse ». Sur un des côtés de la fontaine des jeux floraux de la place de la Concorde, on retrouve un extrait de La Tolosenca de Lucien Mengaud, qui est l’extrait musical fourni.
En recherchant un peu l’histoire de cette musique, on apprend que La Tolosenca a été exécutée pour la première fois le 30 avril 1845, au Théâtre du Capitole. Il fallait donc s’y rendre !

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Enigme du 6 juillet 2014

En juin 2012, il y a eu un braquage dans une bijouterie. Le bandit s’est fait serrer une semaine plus tard mais impossible de mettre la main sur le magot. En garde à vue, il a même nargué les flics : « Vous le trouverez jamais, je l’ai confié à un vrai monstre ! ».
Cette histoire aurait pu s’arrêter là si un matin, une grille de mots croisés dans mon canard quotidien n’avait pas capté mon attention.
Mots croisés

Il manquait deux descriptifs pour remplir la grille. Il n’en fallait pas moins pour que je prenne ça pour un nouveau défi. En deux temps trois mouvements, j’avais découvert le butin caché par le voleur qui n’en finissait pas de faire la une. En voulant faire passer un message à ses complices, il s’était heurté à un os : moi. 
Et vous ? où seriez-vous allés chercher les bijoux ?
Et n’oubliez pas : je n’accepte que les photos comme preuve !
Solution

En remplissant la grille de mots-croisés, les 2 mots à trouver étaient « dragon » et « donjon ».
2014_07_06_Solution
Il s’agit donc du donjon du capitole et de la girouette en forme de dragon qui est à son sommet.
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Enigme du 1er juin 2014

J’ai  pas l’habitude de travailler gratos, mais parfois, y-a des histoires  qui me touchent  plus que d’autres… Celle dont je vais vous parler  remonte à une paire  d’années.
Un jeune de seize ou dix-sept piges  s’était pointé dans mon  agence, et vue la tronche qu’il tirait, il avait  pas l’air de nager dans  le bonheur. Ça lui a pris pas mal de temps de  déballer toute son  histoire, mais j’ai fini par apprendre que sa copine  s’était barrée de  chez elle parce que son père la maltraitait. Le  problème, c’est que le  paternel n’était pas n’importe qui, et il avait  pas mal d’amis hauts  placés, ce qui expliquait non seulement que les  flics ne venaient jamais  l’ennuyer, mais qu’en plus, ils se pliaient  littéralement en quatre  pour retrouver sa fille. Et ils n’avaient pas  mis longtemps à découvrir  qu’elle avait filé un rencard à son copain  grâce à un e-mail envoyé depuis un  cybercafé. Mais comme la môme était  maligne, elle se doutait bien que  son message serait lu par d’autres et elle l’avait codé. Seulement  voilà, le soucis, c’est que son copain ne  s’en sortait pas mieux que la  police, et n’avait toujours aucune idée  de l’endroit où il devait la  retrouver. Et c’était pour que je l’aide avec ce code qu’il voulait m’engager.  Bien sûr, il avait pas franchement  de quoi me payer, d’autant que ses  économies devaient lui servir à se  mettre au vert avec sa copine. 
Voici le fameux e-mail :
« Salut,
On se retrouve vendredi
Centre square Goudouli 6h00
Addenda, coude, grignotage, nuage, soudain, druide, aggraver, dédale, rhododendron, mage, séduire
Sous DOM »
Alors, à votre avis, où Juliette avait-elle donné rendez-vous à son Roméo ?
Solution
2014_06_01_Ecole_des_Beaux_Arts
Pour comprendre le sens de l’e-mail, il fallait remarquer que certaines lettres étaient présentes en nombre : les « D » et les « G »… comme « Droite » et « Gauche »… À partir de là, il « suffisait » de suivre le chemin en se munissant d’une bonne carte de Toulouse :
Centre square Goudouli : il s’agissait de la place Wilson. 6h indique la direction, et non pas une heure, soit la rue qui part au sud, la rue St Antoine du T. Addenda : 3 « D » pour troisième à droite, soit la rue de la Pomme. Coude : première à droite, toujours sur la rue de la Pomme. Grignotage : 3 « G » pour la troisième à gauche, rue de la Barutte. Nuage : première à gauche, rue Baour Lormian. Soudain : première à droite, rue Alsace Lorraine. Druide : deuxième à droite, rue Genty Magre, puis Peyras. Aggraver : deuxième à gauche, rue des Changes. Dédale : deuxième à droite, rue de Metz. Rhododendron : troisième à droite, rue Peyrolières. Mage : première à gauche, rue du Tabac. Séduire : première à droite, quai de la Daurade. Sous DOM : sur le quai, une façade comporte cette inscription au dessus d’un portail, il s’agit d’une des entrées de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts.
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Enigme du 4 mai 2014

En août 2007, j’ai entendu parler d’une perquisition pour une affaire de chantage sur des politicards toulousains, au domicile de voyous bien connus des services de police. Les flics n’avaient rien trouvé d’utile.

Moi, j’ai rapidement pu m’introduire sur les lieux grâce à des amis bien placés. J’ai fouillé partout et j’allais repartir bredouille quand j’ai fini par trouver un papelard déchiré dans une poubelle. En assemblant les morceaux, j’ai découvert où et quand les malfrats avaient donné rendez-vous à leur dernière vache à lait.

D’après vous, où devait avoir lieu l’échange que j’ai interrompu ?

Et n’oubliez pas : je n’accepte que les photos comme preuve !

Solution

En recollant les morceaux, j’ai trouvé :
solution_puzzle
La billetterie du célèbre stade Ernest Wallon était donc le lieu de rendez-vous.
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Enigme du 6 avril 2014

Avant d’avoir pignon sur rue, j’ai été, comme vous, en bas de l’échelle. Je rêvais de recevoir les conseils des plus grands investigateurs dans tous les domaines. C’est comme ça que j’avais rencontré un vieux bonhomme, autodidacte féru d’histoire toulousaine, et qui aimait  démêler les fils de l’histoire, véritable enquêteur du passé. Je l’ai harcelé pour obtenir ses conseils jusqu’à ce qu’il se décide  à me mettre à l’épreuve. Il me donna rendez-vous, le lendemain, à 15h, devant l’entrée d’un bâtiment. Il n’attendrait pas plus d’1/4h. Passé ce délai, s’il ne m’y trouvait pas, je ne devais plus l’importuner. Sinon, il m’enseignerait ses méthodes.
Voici les indices à ma disposition :
« Ce  n’est pas la couleur de l’argent qui l’érigea. Des louis ont foulé ses sols mais c’est surtout la visite d’un François qui l’a marqué. Après  moultes tumultes, c’est grâce à une descente sans fin qu’il a atteint la  grandeur. »
Il devint l’un de mes mentors. A vous de chercher là où je devais me trouver.
 
Solution

2014_04_06_Collège_Pierre_de_Fermat

Pour le premier défi de Michel F., il y avait du niveau !
Eriger quelque chose, c’est construire un monument ou un bâtiment. Et les couleurs qui ont rapporté de l’argent à Toulouse, y-en a pas 1000 : la violette aujourd’hui, le rose brique des maisons et le pastel ! Ensuite, c’est une histoire de rois : Louis XIII et Louis XIV l’ont visité, mais c’est François 1er qui y a surtout passé un moment. Manquait plus qu’un éclair de mon passé scolaire : le théorème de la descente infinie du mathématicien Fermat !
En recollant les morceaux : les couleurs, Fermat, un lieu de rois
, j’ai retrouvé le collège/lycée Pierre de Fermat qui s’appelait avant l’hôtel de Bernuy, du nom d’un riche commerçant du pastel.
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Enigme du 2 mars 2014

Un jour, un père inquiet a contacté mon cabinet pour enquêter sur la disparition de sa fille dont il était sans nouvelle depuis plusieurs jours. Les flics ne pouvaient pas intervenir tout de suite : la gosse venait de souffler ses 18 piges peu de temps avant et n’avait pas de très bonnes relations avec son paternel. J’ai assez vite découvert qu’elle avait été enlevée et que le kidnappeur était un cinglé qui aimait les jeux morbides et avait laissé des indices pour la retrouver. Dans le sac de la fille, on avait trouvé une feuille glissée dans un cahier :

Feuille dans un cahier
Cliquez pour agrandir

Auriez-vous découvert où il l’avait planquée ?

Solution

2014_03_02_minaret-de-la-piscine-nakache

Le rébus de ce tordu voulait dire : rond – poing – baie – nez – queue, c’est-à-dire le rond-point Benech. Ses indications disaient qu’en se rendant au stade de rugby, on était sur la bonne voie et qu’en se plaçant entre le rond-point et le stade, on se rapprocherait de la fille. Tout indiquait la piscine. Mais dans quel endroit ce malade retenait la fille ? Le phare oriental désignait évidemment le minaret où il l’avait enfermée.
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