Enigme du 5 octobre 2014

Un jour d’octobre 2002, une de mes connaissances de la Police avait été mise en contact avec la MIVILUDES. Cette agence de lutte contre les sectes essayait de remonter une filière vraiment pas clean spécialisée dans le détournement de biens publics. Trop occupé, mon pote avait redirigé les experts de l’agence vers mes services.
Ils avaient eu connaissance d’une lettre qui indiquait qu’un bien allait être cédé à cette secte d’ici dimanche. Ils devaient à tout prix empêcher cette transaction avant qu’il ne soit trop tard ! Mais ils ne connaissaient pas assez Toulouse pour découvrir le lieu.
Voilà le seul indice dont ils disposaient :

«Ô grand sage cosmique,
Je vous renouvelle toute ma ferveur en ces temps difficiles.
Je sais tout ce que vous m’apportez et souhaite vous donner bien plus encore. Je suis prête à tout pour vous prouver mon respect et mon enthousiasme. C’est ainsi que je vous confirme ma détermination pour passer outre mes prérogatives de doyenne et vous offrir le château où mes collègues et moi-même travaillons quotidiennement pour l’avenir des générations futures. Notre bien-être à tous est primordial même si mes collègues n’en ont pas encore conscience : vous pourrez donc bénir ce lieu où bouillonne le savoir des arts et des lettres, dès dimanche et l’utiliser immédiatement en tant que cercle d’invocation magique pour notre protection. J’irai jusqu’au bout pour vous prouver ma volonté céleste supérieure. »

Grâce à cette lettre, j’ai guidé les enquêteurs jusqu’au lieu et permis à la MIVILUDES de mettre fin aux activités de la secte dans le secteur toulousain. Et vous, auriez-vous découvert le lieu public qui a failli finir entre des mains malveillantes ?

Solution

Il s’agissait du château de l’université du Mirail. La lettre suggère une personne travaillant dans l’enseignement (doyenne, avenir des générations futures, lieu où bouillonne le savoir des arts et des lettres), et visiblement quelqu’un de plutôt haut placé pour se permettre « d’offrir » un château public. La ville de Toulouse comporte de nombreux châteaux, mais très peu sont associés à un lieu d’enseignement. Il y a bien l’école élémentaire du château de l’Hers, mais il s’agit juste d’un nom, il n’y a pas là bas de château. Il reste donc le château du campus du Mirail : siège d’une partie de l’administration de la faculté, il correspond parfaitement au « lieu où bouillonne le savoir des arts et des lettres ». La doyenne de l’université s’est donc visiblement laissée aller à croire aux chimères de la secte, et était prête à fournir l’accès à ce lieu pour des cérémonies plutôt louches…
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